Vivre de la musique, voilà un rêve auquel de nombreux artistes aspirent.
Ce rêve, immortalisé en 1978 par Daniel Balavoine et sa célèbre chanson "Le Chanteur", demeure difficile à atteindre.
Cependant, au-delà des rêves de gloire, l’univers "du disque" offre aux plus passionnés de nombreuses opportunités pour travailler et vivre de leur passion.
Encore faut-il bien comprendre cet univers nébuleux dont on parle tout le temps, mais dont on ne sait réellement le Rôle de chacun.
Pas de musique sans créateurs.
Il y a ceux qui la composent, ceux qui écrivent des textes et ceux qui les interprètent.
Ce sont parfois les mêmes, seuls ou en groupe, sous contrat avec une maison de disques ou musiciens vivant de cachets…
Au-delà du talent, ils sont surtout très persévérants, passionnés et font preuve d’une très grande capacité le travail.
Le métier "d’éditeur" remonte aux origines de l’économie de la musique, avant même l’invention du phonogramme et la possibilité d’enregistrer une oeuvre jouée.
Il s’agissait des premiers entrepreneurs qui éditaient les partitions des artistes ; c'est-à-dire qu’ils imprimaient les paroles et les partitions de musique et vendaient ces livrets.
Cette pratique est restée, mais depuis que les oeuvres peuvent être enregistrées, l’activité principale d’un éditeur a largement évolué.
Aujourd’hui, un éditeur s’occupe avant tout de la promotion de l’oeuvre et de la gestion des droits d’auteurs. Pour ce faire, l’éditeur ou "publisher" contracte un accord avec un auteur, généralement exclusif, où il s’engage à promouvoir le texte, la musique composée et à tout mettre en place pour que l’oeuvre soit interprétée. Enfin, il s’engage à récolter toutes les sommes versées au titre des droits d’auteur et à les reverser à l’artiste moyennant une commission.
Ainsi, quand une maison de disques enregistre une chanson interprétée par un artiste, elle reverse à l’auteur (parfois le même artiste quand celui-ci écrit les chansons qu’il chante) une partie des recettes générées par l’exploitation de l’oeuvre enregistrée. Il en est de même pour les diffusions en radio ou sur tout lieu public.
C’est de cette manière que les auteurs et compositeurs gagnent leur vie, et c’est l’éditeur qui en est le garant.
Depuis que l’on peut enregistrer une oeuvre sur un phonogramme, il a toujours fallu qu’une personne trouve des artistes de talent, les conseille, parfois trouve les chansons qui leur correspondent, les rapproche de musiciens, les paye, trouve un studio, un réalisateur, et, in fine, investisse dans l’enregistrement.
Cette personne, c’est le producteur !
En contrepartie de cet investissement, le producteur est propriétaire de l’oeuvre et percevra les recettes générées par l’exploitation de son enregistrement. C’est lui qui reversera un pourcentage des recettes, les fameuses "royalties", à l’interprète et rémunèrera l’auteur et son éditeur (voir plus haut). Les exploitations les plus courantes sont la vente de disques, la diffusion en radio, en télévision, mais aussi la synchronisation des films, des publicités ou plus récemment des sites Internet.
Le producteur peut parfois être l’artiste lui-même. C’est souvent le cas d’artistes déjà connus qui disposent de moyens suffisants pour se financer eux-mêmes.
Il peut également être "indépendant", c’est-à dire travailler à son compte, sans structure de promotion ou de distribution.
Dans ces deux cas, il doit passer un contrat de licence avec une maison de disques, lui accordant le droit d’exploitation de son œuvre contre rémunération.
C’est un métier risqué car, quand le producteur "signe" un artiste, il ne sait pas si ce que celui-ci va enregistrer sera à la hauteur des maquettes entendues. Parfois c’est uniquement sur le rendu d’une voix et sur un charisme supposé que le producteur doit se décider. Pourtant il va devoir "miser" sur les capacités artistiques de son protégé.
"Notre métier de producteur, c’est découvrir des nouveaux talents et mettre tous nos moyens artistiques, humains et financiers à leur disposition pour qu’ils réalisent une oeuvre et que celle-ci trouve un public. En cela et sur ce point précis on peut faire le rapprochement avec une banque qui accompagne les jeunes et investit pour les aider à concrétiser leurs projets."
Pascal Nègre, Président
Universal Music France
La maison de disques est une entreprise qui produit des enregistrements, assure leur promotion, leur distribution (du “pressage” de disques à la vente et la mise en bacs dans les magasins). Dans de nombreux cas, la maison de disques assure tous ces m é t i e r s, mais elle peut simplement s’occuper de la promotion et la distribution si un artiste a un producteur. Certaines, indépendantes et trop petites, assurent uniquement la promotion et délèguent la distribution à une autre maison de disques plus importante, comme une “Major”. Les “Majors” sont les quatre maisons de disques les plus importantes : Universal Music, Sony-BMG, EMI et Warner Music. Elles sont présentes dans de nombreux pays.
Les métiers représentés dans une maison de disques
Les Directeurs Artistiques, ou DA dans le jargon du métier, sont chargés de trouver des artistes et les aider à produire leurs disques. Ce sont les stars du métier !
Les Chefs de Produits et plus généralement les fonctions “marketing” travaillent l’image de l’artiste (la pochette, le vidéo clip, les spots de pub…) ; leur positionnement et coordonnent la promotion, la publicité et le timing de distribution. Ils sont le pivot du projet artistique.
Les Attachés de Presse ont la difficile tâche de faire découvrir l’artiste aux médias ; de convaincre les journalistes d’en parler ou les programmateurs radios de diffuser les titres dans leur “playlist”. Ce sont souvent eux qui arrivent le matin avec des cernes, après une nuit passée sur les plateaux TV à organiser le passage d’un artiste dans une émission.
Les Commerciaux de leur côté négocient avec les magasins de disques : des petits détaillants aux hypermarchés en passant par les magasins spécialisés. Ils “se battent” pour que les disques soient présents et visibles dans les bacs et que le magasin fasse le meilleur prix à ses clients. Ils sont “sur la route, toute la sainte journée” !
Beaucoup d’autres métiers existent dans l’univers musical : Journalistes musicaux, programmateurs radios, promoteurs de concerts, marchands de disques, réalisateurs de clips, concepteurs de sites Internet musicaux… et bien d’autres encore. Vivez donc votre passion pour la musique à 100 %, comme eux !